MY/RIDER

Trouver des partenaires et des sponsors pour sa saison moto : le guide complet

Un partenaire ne finance pas un pilote : il investit dans ce que le pilote lui apporte. Ce guide suit les étapes d’un partenariat réussi, du premier nom sur ta liste au renouvellement en fin de saison. Il s’adresse aux pilotes de motocross, d’enduro et de supermotard, amateurs comme compétiteurs.

Par l’équipe MY/RIDER, mis à jour le 13 octobre 2026. Lecture : 12 minutes environ.

1. Avant de chercher : ton projet en une page

Ce qu’un partenaire veut savoir avant de dire oui.

Un partenaire ne finance pas un pilote : il investit dans ce que le pilote lui apporte. Des clients, une image, des photos, la fierté de soutenir un sportif de sa région. Avant de démarcher, mets ton projet au clair pour pouvoir l’expliquer en deux minutes.

  • Qui tu es : ton âge, ta discipline, ta catégorie, ton club, depuis quand tu roules.
  • Ta saison : les championnats visés, le nombre de courses, les dates clés.
  • Ton budget : un chiffre réel, poste par poste. Un budget précis rassure et montre que tu es sérieux.
  • Ce que tu cherches : de l’argent, du matériel, des remises, ou un mélange des trois.
  • Ce que tu offres : la liste concrète de tes contreparties (voir plus bas).

Soigne aussi ta vitrine. Avant de te répondre, un partenaire ira presque toujours regarder ton compte Instagram ou ta page : des photos récentes, nettes et une présentation propre font une vraie différence.

2. Où chercher : les trois cercles

Commence par ceux qui te connaissent, termine par les marques.

Cercle 1 : ceux qui te connaissent déjà

C’est là que tes chances sont les plus grandes. Ta concession ou ton garage, ton mécanicien, le magasin où tu achètes ton équipement, ton club, l’employeur de tes parents, les commerçants que ta famille connaît. Ils te voient déjà rouler : il reste à leur proposer quelque chose de concret.

Cercle 2 : l’économie autour de chez toi

Les entreprises locales sont souvent dirigées par des passionnés : travaux publics, transport, agriculture, garages auto, artisans. Pense aussi aux commerces (restaurant, salle de sport, kiné ou ostéopathe) et à ta mairie ou ta collectivité, qui soutiennent parfois les sportifs du territoire : renseigne-toi directement auprès d’elles.

Cercle 3 : les marques

Équipementiers, importateurs, marques de pièces ou de lubrifiants. Certaines proposent des programmes de soutien aux pilotes, avec un dossier à envoyer à des périodes précises. Regarde sur leur site ou demande à leur représentant, souvent présent sur les courses et chez les concessionnaires. Ce cercle est plus exigeant : arrive avec des résultats et un dossier solide.

Où trouver des noms

  • Les partenaires des autres pilotes, de ton club et des épreuves auxquelles tu participes.
  • La liste des exposants des salons moto et des événements de ta région.
  • Une carte en ligne autour de chez toi : zones d’activité, commerces, concessions.
  • Ton entourage : demande à chacun s’il connaît un chef d’entreprise passionné de moto.

Une méthode simple : liste vingt noms, garde les dix qui ont le plus de raisons de te dire oui, et contacte-en quelques-uns chaque semaine plutôt que tous le même jour.

3. Ce que tu peux offrir

Des contreparties concrètes, qui ont de la valeur pour lui.

  • Visibilité sur le terrain : logo sur la moto, la tenue, le casque, le camion ou la remorque, l’auvent du paddock, une banderole.
  • Visibilité en ligne : publications et stories, mention dans ta bio, identification à chaque course, vidéos embarquées.
  • Contenus pour sa communication : photos et vidéos libres d’utilisation, avis sur ses produits, tests de matériel.
  • Présence : venir à ses portes ouvertes, exposer ta moto dans son magasin, rencontrer ses clients ou ses salariés.
  • Relation : l’inviter sur une course, lui envoyer un compte rendu après chaque épreuve, un bilan en fin de saison.

Construis deux ou trois niveaux de partenariat, par exemple : un niveau « soutien » (une remise contre un petit logo et une mention), un niveau « partenaire » (du matériel contre un logo visible et des publications régulières) et un niveau « partenaire principal » (un soutien financier contre l’emplacement principal et ta présence à ses événements). Fixe le contenu de chaque niveau à partir de ton budget et de ce que tu peux réellement faire.

La règle d’or : ne promets que ce que tu peux tenir. Une contrepartie oubliée abîme la relation bien plus qu’une contrepartie modeste.

4. Ton dossier de présentation

Le document qui reste sur son bureau après ton passage.

Ton dossier, ou pressbook, permet à ton interlocuteur de comprendre ton projet sans toi, et de le montrer à son associé ou à son comptable. Il doit être court, beau et vrai.

  • Une couverture avec une belle photo d’action.
  • Qui tu es et ton parcours, en quelques lignes.
  • Tes résultats, vrais et vérifiables.
  • Ta saison à venir : calendrier et objectifs.
  • Ton audience : abonnés, vues, public des courses. Uniquement des chiffres réels.
  • Tes niveaux de partenariat et leurs contreparties.
  • Tes coordonnées.

Vise une dizaine de pages au maximum, dans un fichier PDF léger qui s’ouvre bien sur téléphone. Et pour chaque partenaire, personnalise au moins le message qui accompagne le dossier.

5. Le premier contact

Le bon moment, le bon canal, la bonne personne, le bon message.

Le bon moment

Beaucoup d’entreprises fixent leurs dépenses de l’année suivante en fin d’année. Démarre donc ta recherche dès l’automne pour la saison suivante, plutôt qu’au moment où la saison commence.

Le bon canal

Pour un partenaire local, rien ne vaut une visite en personne, à un moment calme (évite le samedi matin chez un concessionnaire). Ensuite viennent le téléphone, l’email, puis les messages sur les réseaux.

La bonne personne

Adresse-toi à celui qui décide : le gérant, le directeur, le responsable marketing. Demande son nom à l’accueil et écris-lui personnellement.

Le bon message

  • Court : quelques lignes suffisent.
  • Personnel : explique pourquoi tu as pensé à lui en particulier.
  • Concret : ce que tu fais, ce que tu proposes.
  • Une demande simple : un rendez-vous de quelques minutes, pas de l’argent.

Au rendez-vous

Écoute d’abord : demande-lui ce qu’il attendrait d’un partenariat (se faire connaître, vendre, soigner son image…). Présente ensuite ton dossier et propose le niveau qui correspond à ses attentes, plutôt qu’un chiffre lancé au hasard.

6. Relancer sans déranger

Une absence de réponse n’est pas un refus.

Les chefs d’entreprise reçoivent beaucoup de sollicitations. Une relance polie est normale et souvent appréciée.

  • Relance une première fois environ une semaine après ton message.
  • Relance une seconde fois une ou deux semaines plus tard, en apportant du nouveau : un résultat, une date de course, une photo.
  • Sans réponse après deux relances, mets le contact en pause et reviens vers lui la saison suivante.
  • Note chaque échange : tu sauras toujours où tu en es, même avec vingt contacts en cours.

Un refus est aussi une information. Remercie, demande poliment ce qui aurait pu le convaincre et si tu peux revenir vers lui plus tard. Un non cette année est parfois un oui l’année suivante.

7. Conclure et formaliser

Un accord clair protège la relation.

Commencer petit est une bonne stratégie : une remise ou un peu de matériel la première année, c’est déjà un pied dans la porte. Tu pourras montrer ce que tu sais faire et proposer plus la saison suivante.

Mets toujours l’accord par écrit, même simplement, et que chacun en garde un exemplaire signé. Il précise :

  • qui s’engage et pour quelle durée ;
  • ce que le partenaire apporte : montant, dates de versement, matériel, remises ;
  • ce que tu fais en échange : la liste précise des contreparties et leurs échéances ;
  • ce qui se passe si tu te blesses ou si tu arrêtes en cours de saison.

Pour un montant important, fais relire l’accord par un professionnel, et renseigne-toi sur les conséquences fiscales des sommes reçues. MY/RIDER ne donne pas de conseil juridique ni fiscal.

8. Faire vivre le partenariat

Ce qui fait qu’un partenaire te suit l’année suivante.

  • Annonce le partenariat dès la signature, avec une publication de bienvenue.
  • Tiens tes engagements à l’heure : c’est le minimum attendu.
  • Donne des nouvelles après chaque course, même quand elle s’est mal passée : quelques lignes et des photos suffisent.
  • Réponds à ses objectifs, pas aux tiens : s’il veut vendre, parle de ses produits ; s’il veut se faire connaître localement, montre ta région.
  • Implique-le : invite-le sur une course, passe le voir, propose une photo dans son magasin.
  • Remercie, en public comme en privé.

Garde des preuves de ce que tu fais : liens des publications, photos du logo sur la moto. Elles nourriront ton bilan de fin de saison.

9. Bilan et renouvellement

Préparer la saison suivante avant qu’il ne fixe son budget.

  • En fin de saison, envoie un bilan : courses disputées, résultats, contreparties réalisées avec les preuves, chiffres réels d’audience.
  • Demande son avis : ce qui lui a plu, ce qui pourrait être mieux.
  • Propose la suite tôt, avant qu’il ne décide de ses dépenses de l’année suivante.
  • Un partenaire satisfait peut te recommander à d’autres : n’hésite pas à lui demander.

10. Les erreurs à éviter

Celles qui coûtent le plus de partenaires.

  • Envoyer le même email à cinquante entreprises.
  • Demander de l’argent avant d’avoir montré ce que tu apportes.
  • Promettre plus que ce que tu peux tenir.
  • Disparaître une fois l’accord signé.
  • Gonfler tes chiffres d’abonnés ou tes résultats : cela se vérifie très vite.
  • Commencer à chercher quand la saison a déjà démarré.
  • Oublier de dire merci.

Organise ta recherche de partenaires

Suis tes contacts, tes relances, tes engagements et tes versements dans MY/RIDER, avec des messages prêts à envoyer.

Créer mon compte gratuit